Un désert, des déserts…

région du Moa, 18 mars, 7ème jour de marche..de Barak à Safer.

Journée un peu raide aujourd’hui, 30km avec à peu près 800m de dénivelé, sous une trentaine de degrés, avec un sac d’environ 20kg…eau et nourriture pour 3 jours oblige…

Mais il en faudra beaucoup plus pour entamer mon enthousiasme, les journées se suivent et ne se ressemblent pas…

Chaque nouveau lever de soleil fait promesse de paysages plus époustouflants les uns que les autres…

Des vrais chemins de montagne, raides, en dévers, avec un sacré gaz en dessous, où il est de bon ton de ne pas avoir le vertige ;P

Je commence enfin à prendre mon rythme de croisière, les pieds me hurlent moins dessus que la première semaine, où j’ai bien cru que j’allais passer par la case ampoules/tendinite sans n’avoir rien vu venir…

Réveil à 5h, méditation et lever de soleil, café et yalla, la journée démarre!Deux heures de marche et je m’arrête faire mon petit déjeuner à l’israelienne, tomate, concombre, et l’indispensable tahina, qui a changé à jamais ma façon de voir la cuisine en rando!!

Une barre de h´alva (pâte de sésame sucrée) et c’est reparti jusqu’à 13h, heure où je retrouve généralement d’autres shvilistit qui comme moi, ont le ventre dans les talons…

Après un bon repas, un café turki délicieux, et une pause conséquente à cause de la chaleur, je reprends le chemin en direction du campement du soir, car dans le désert il est interdit d’aller camper n’importe où, car le tracé du Shvil passe ic par une réserve naturelle.


Je rejoins les potes de chemin après le coucher du soleil, et prépare mon repas du soir, tout en buvant mon thé bien chaud…merci merci merci, j’ai tellement de gratitude pour ces instants…

Les ciels du désert sont magiques, je crois que je n’ai jamais vu tant de lucioles au dessus de ma tête dans ma vie…je reste de longs instant à les observer après ma soupe-couscous du soir, repas frugal mais idéal pour bien repartir le lendemain 🙂

Je peux maintenant tenir une conversation simple en hébreu, ce qui me réjouit beaucoup, car je trouve la langue hyper intéressante à apprendre, et agréable à l’oreille 🙂
Je m’amuse souvent à faire croire que je ne parle pas un mot d’anglais pour m’éviter de craquer à la première difficulté quand j’essaie de dire quelque chose…:)
Hyper efficace, mais épuisant!!

Dans deux jours de marche, je rejoindrai déjà Mizpe Ramon, jolie ville perchée sur le rebord d’un cratère gigantesque, mais chut, on n’est pas encore là, profitons un peu de ces derniers moments de calme dans le désert avant de retrouver l’agitation de la ville….

À très vite, des millions de bisous à tous…

2 réponses sur “Un désert, des déserts…”

  1. Bravo et merci pour toutes ces belles images. Tu es décidément très douée en blogueuse Globe Trotter, tu as une très belle plume et c’est un plaisir de te lire ! 😉 Future vocation ?
    Prends bien soin de toi et profite à fond du chemin. Je pense fort à toi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *