Wahat as Salam – Neve Shalom

Ahlan! (Salut! en arabe)

Week end très enrichissant à « Wahat as-Salam – Nevé Shalom » – « Oasis de Paix » en arabe et en hébreu – un village établi conjointement par des Juifs et des Arabes palestiniens, tous citoyens d’Israël.

Perché sur sa colline et entouré de forêt de pins, le village existe depuis les années 70, à l’initiative du Père Bruno Hussar.

Son activité principale est le travail éducatif pour la paix, l’égalité et la compréhension entre les deux peuples.

Après des débuts difficiles par manque de familles désirant s’installer, (cf « Quand la nuée se levait » de Bruno Hussar, super bouquin), le village compte aujourd’hui 60 familles, moitié Juifs, moitié Palestiniens, et prévoit d’atteindre son maximum de 150 familles d’ici dix ans.


Les listes d’attente sont longues et les futurs habitants doivent passer de nombreuses sélections pour pouvoir s’installer, car le village souhaite garder l’esprit dans lequel il a été initié.

Au sein de la communauté ont été créées une école maternelle et primaire, la première bilingue et binationale du pays,  et une « Ecole pour la paix »,  première institution éducative juive/palestinienne à prôner un changement d’envergure pour des relations de paix, d’égalité et de justice entre les deux peuples.

Ont également vu le jour un centre spirituel pluraliste offrant un cadre de réflexion personnelle et collective, et un lieu de méditation silencieuse (dôme blanc).

Bientôt, une Université Internationale pour la paix proposera des cours de Master en partenariat avec l’UMass de Boston.

Et la construction de nouvelles maisons est en cours…

C’était très intéressant de rencontrer les Palestiniens du village, cela m’a amenée à m’interroger sur la question de la perspective, et de l’éclairage qu’on peut mettre sur les évènements, suivant qui parle.

Donné l’envie de voir les autres facettes d’Israël, car sur le Shvil Israel, aussi enrichissant et incroyable qu’il soit, je n’ai jamais accès qu’à un seul côté de l’histoire.

Pour parler de choses un peu plus légères, lundi soir, c’était « Mimuna », fête marocaine qui marque la fin de Pessah’.
À cette occasion, la table se remplit de mets délicieusement sucrés, fruits secs confits, gâteaux de toutes les couleurs, les convives sont nombreux et le vin coule à flot…!

J’ai été invitée par une adorable famille juive marocaine du village, qui organisait cette énorme fête pour tout le monde…

J’ai même pu aider à préparer les « mufleta », genre de petites pitas/crêpes plates et dorées à la poële…que l’on garnit de mille et une confitures, labané, ou autre…

Il y avait aussi deux grands barbecues où cuisaient des aubergines entières, pour pouvoir ensuite les couper en deux et les arroser d’huile d’olive et d’ail…la cuisine d’ici est divine…

Après cinq semaines et demi de marche, j’ai atteint la méditerranée et son eau transparente…
Aujourd’hui, le mot d’ordre est « fanan »…un mot d’argot hébreu qui pourrait être traduit par relax, tranquille…
Au programme, baignade et falafels 😉

Bien à vous tous, grosses pensées de Tel Aviv-Jaffa…

En route pour Jérusalem

Un petit bonjour de Jérusalem où je suis arrivée hier soir, après quelques très chaudes journées à travers les collines de pins parsemées de pierres blanches, si typiques à ce coin de terre…

Une trentaine de degrés au thermomètre, et surtout un ciel bien chargé, avec beaucoup d’humidité dans l’air…et de poussière!

On appelle ce genre de temps « shah´av », c’est comme un temps qui sent très fort l’orage, mais qui n’éclate pas, du coup c’est assez fatigant de marcher là dessous…

Le ton de ces derniers jours a été plutôt incertain, jonglant entre grisaille matinale avec beaucoup (beaucoup!!) de rosée, qui m’a invitée à ressortir toutes mes affaires au moment du petit dèj pour aider à chasser l’humidité…et chaleur caniculaire l’après midi…

En hébreu, la rosée se dit « tal », qui est par ailleurs un prénom de fille et de garçon.
En Israël, la plupart des prénoms veulent dire quelque chose, et c’est assez utile pour moi, car rencontrer des gens enrichit mon vocabulaire..!

Shoshana, c’est une rose
Perah, c’est une fleur
Yael, c’est un genre de bouquetin d’ici
Shahar, c’est l’aurore
Bref, j’arrête là, mais c’est une super façon d’apprendre de nouveaux mots!

Depuis mon dernier post, je n’ai pas pris beaucoup de photos, car la luminosité n’était pas souvent au rendez vous, et le chemin a traversé beaucoup de champs de cultures.

Quelques photos tout de même du très haut mur qui entoure ce qu’on appelle la Cis-Jordanie, ou West Bank, morceau de Palestine en forme de haricot encastré entre la Jordanie et Israël.

Il existe plusieurs checkpoints où il est possible de passer, après contrôle de l’armée israëlienne, en place à ces endroits spécifiques.

Il faut parfois s’armer de patience.J’espère que le jour où ce mur sera mis en pièces viendra.

En ce moment, c’est les vacances de Pessah´, où tout le monde profite de cette dizaine de jours pour voyager un peu partout en Israël.

En effet, c’est la seule période de vacances dans l’année où les « Religious Jewish » (aucune idée de comment traduire ça..) peuvent conduire, utiliser l’électricité, les téléphones, du coup c’est la fête un peu partout.

Pessah’, la Pâque Juive, signe aussi une période de presque deux semaine où l’on ne trouve dans aucun magasin des produits contenant des « Hametz »…définition:

Hametz (חמץ Tibérien [ħaˈmesʕ]) est le terme hébraïque pour « [pain] levé », obtenu par fermentation, au contact de l’eau, de l’un des cinq types de céréales (blé, orge, avoine, seigle, épeautre) mentionnés dans le Talmud.

Donc, plus de pain, de pâtes, de flocons d’avoine et autres céréales…je dois revoir toute mon alimentation de randonneuse!!


Le pain azyme appelé « matza » (matzote au pluriel) est vendu partout en remplacement.
C’est bon, mais pas très pratique dans le sac à dos, il faut l’avouer…;)

Je vous laisse sur ce, et vous dit à très vite sur la route de Neve Shalom…:)

Retour de la verdure…

Shalom shalom…

Petit coucou de Meitar où je suis accueillie chez une famille d’anges (des vrais!!) du Shvil…un couple dont les quatre fils sont partis de la maison récemment, trois se sont mariés, et le dernier est à l’armée (18 à 21 ans, pour les garçons, 18 à 20 ans pour les filles, sauf si mariée ou enceinte).

Depuis le départ d’Arad dimanche matin, j’ai vu un très net changement dans les paysages, qui sont passé en l’espace de quelques kilomètres, d’un jaune sable et rocailleux, à un vert printanier ma foi fort agréable après plus de trois semaines dans le désert…!

Voici Arad

Et voilà le chemin des derniers deux jours…

Lundi, après une étape de 20 kilomètres sous la pluie (bienvenue hors du désert…!), jai marqué un jour d’arrêt à Amasa, petit hameau à 800m de haut sur une colline au nord d’Arad, car mes pieds me faisaient trop souffrir…

Des ampoules avaient colonisé ce qui me restait de petits doigts, et le tendon de ma cheville droite me faisait chanter l’Hatikvah dans toutes les langues (Hymne national d’Israël).

Petit découpage des parties génantes de la chaussure, et vroum c’est reparti 😉

Du coup, après une bonne journée de repos, et deux nuits dans un vrai lit avec un matelas et couvertures chaudes, et même un radiateur, j’ai quitté Amasa refaite, prête à manger du kilomètre…et sous un soleil radieux!!

Quelle belle surprise que cette journée dans les collines toutes vertes sur le chemin qui mène à Meitar…mes yeux ne sont plus habitués à ces doux tons printaniers…:)

La raison pour laquelle il y a un tel changement de paysages et de façon si soudaine, est due à l’implantation d’arbres (pins, eucalyptus, abres fruitiers..) par les juifs arrivés à la création de l’état d’Israël en 1948, de façon à reverdir le désert (voir le cours de permaculture, « Greening the desert »).

Scientifiquement parlant, cela « fait du sens » (désolée pour l’anglicisme mais j’aime de trop cette expression…!) , car on sait que plus on plante d’arbres, plus on crée d’humidité dans un milieu, et ainsi plus on favorise l’émergence de nouveaux écosystèmes…c’est le cercle vertueux…!

Bref, après ce court exposé, qui vous a tous, j’en suis sûre, donné l’envie de suivre un merveilleux CCP (cours certifié en permaculture) et également de visiter Israël, je vous laisse sur ces quelques images, et vous souffle plein de bises printanières…

 

Fin du désert d’Israël

shabat shalom hakol 🙂

Grande étape aujourd’hui, car j’ai officiellement terminé la partie du désert d’Israël…
Arad est la ville qui signe le début d’une autre partie du chemin, où je vais retrouver des paysages un peu plus verts, des supérettes pour se ravitailler quasiment tous les jours, et surtout, de l’eau!!

La dernière semaine a été très exigeante physiquement, beaucoup de kilos dans le dos car pas de possibilité d’acheter de la nourriture, ou de trouver un point d’eau non plus…


Des journées d’une vingtaine de kilomètres en moyenne, mais avec pas mal de dénivelé, et surtout des températures assez élevées dans la journée, notamment dans les « canyons »que le Shvil emprunte (et très fraîches la nuit!).

18 kms de chemins de crêtes en bon dévers sur les arêtes du mont Carbolet (« Crête de coq »). Aie aie les chevilles…mais quelles vues!

La traversée des deux « Martesh » (cratères gigantesques créés par le passage de l’eau dans le passé) a été fabuleuse, des milliers d’années d’érosion se dévoilent sous mes pieds…

J’ai pris le petit dèj tout en haut du Martesh HaKatan (litté: « le petit cratère »…imaginez la taille de l’autre..!)

Juste avant d’arriver à Arad, on passe près de villages de bédouins, nomades qui vivent depuis des milliers d’années dans le désert ici, et aussi beaucoup dans le sud du Sinaï. Ils vivent beaucoup de l’élevage de leurs moutons et chèvres qu’ils font pâturer dans les collines aux portes du désert.

Je n’arrive pas à uploader la photo du village sur le blog malheureusement…

Ce soir je suis chez des « Angels of the Trail », familles adorables qui accueillent les shvilitim sous leur toit pour la nuit…nechama 🙂

J’ai enfin pu prendre une douche après sept jours de grosse rando en plein cagnard, les seules chaussettes qui me restent tiennent debout toutes seules, je pense que je risque de les casser si je les plie…

D’ailleurs mes petits orteils m’en ont fait voir de toutes les couleurs, je ne sais pas si j’oserai mettre la photo sur le blog…

Demain, c’est Shabat, je pense que je vais faire journée tranquille, histoire de laisser cicatriser mes pauvres pieds, et de prendre le temps de me reposer correctement.
Aussi faire des courses, acheter des fruits et légumes surtout, après trois semaines de semoule-soupe déshydratées et de biscuits secs, mon corps me hurle de lui donner des choses fraîches…

Je vous laisse sur ces quelques images, et vous dis à très bientôt pour un post un peu plus vert…:)

Un désert, des déserts…

région du Moa, 18 mars, 7ème jour de marche..de Barak à Safer.

Journée un peu raide aujourd’hui, 30km avec à peu près 800m de dénivelé, sous une trentaine de degrés, avec un sac d’environ 20kg…eau et nourriture pour 3 jours oblige…

Mais il en faudra beaucoup plus pour entamer mon enthousiasme, les journées se suivent et ne se ressemblent pas…

Chaque nouveau lever de soleil fait promesse de paysages plus époustouflants les uns que les autres…

Des vrais chemins de montagne, raides, en dévers, avec un sacré gaz en dessous, où il est de bon ton de ne pas avoir le vertige ;P

Je commence enfin à prendre mon rythme de croisière, les pieds me hurlent moins dessus que la première semaine, où j’ai bien cru que j’allais passer par la case ampoules/tendinite sans n’avoir rien vu venir…

Réveil à 5h, méditation et lever de soleil, café et yalla, la journée démarre!Deux heures de marche et je m’arrête faire mon petit déjeuner à l’israelienne, tomate, concombre, et l’indispensable tahina, qui a changé à jamais ma façon de voir la cuisine en rando!!

Une barre de h´alva (pâte de sésame sucrée) et c’est reparti jusqu’à 13h, heure où je retrouve généralement d’autres shvilistit qui comme moi, ont le ventre dans les talons…

Après un bon repas, un café turki délicieux, et une pause conséquente à cause de la chaleur, je reprends le chemin en direction du campement du soir, car dans le désert il est interdit d’aller camper n’importe où, car le tracé du Shvil passe ic par une réserve naturelle.


Je rejoins les potes de chemin après le coucher du soleil, et prépare mon repas du soir, tout en buvant mon thé bien chaud…merci merci merci, j’ai tellement de gratitude pour ces instants…

Les ciels du désert sont magiques, je crois que je n’ai jamais vu tant de lucioles au dessus de ma tête dans ma vie…je reste de longs instant à les observer après ma soupe-couscous du soir, repas frugal mais idéal pour bien repartir le lendemain 🙂

Je peux maintenant tenir une conversation simple en hébreu, ce qui me réjouit beaucoup, car je trouve la langue hyper intéressante à apprendre, et agréable à l’oreille 🙂
Je m’amuse souvent à faire croire que je ne parle pas un mot d’anglais pour m’éviter de craquer à la première difficulté quand j’essaie de dire quelque chose…:)
Hyper efficace, mais épuisant!!

Dans deux jours de marche, je rejoindrai déjà Mizpe Ramon, jolie ville perchée sur le rebord d’un cratère gigantesque, mais chut, on n’est pas encore là, profitons un peu de ces derniers moments de calme dans le désert avant de retrouver l’agitation de la ville….

À très vite, des millions de bisous à tous…

Terrain de jeu pour géologistes…

bonjour à tous!16 mars 2017, 5ème jour de marche…

(Les posts qui vont suivre datent quelque peu car je n’ai eu que très peu de réseau dans le désert ces derniers jours, et surtout, pas la possibilité de recharger la batterie…)

Assez peu de réseau et d’énergie en fin de journée pour écrire des romans…
Mais le paysage est tellement incroyable qu’heureusement les photos seront plus éloquentes que moi 😉

Traversée de Timna aujourd’hui, un paradis pour nos amis géologistes…

Je prendrai le temps d’écrire plus quand je me serai habituée au rythme des journées de marche 🙂

 

Les montagnes d’Eilat…

Whouuu-aaa-ouuuuuu!!

Première journée de marche,  16 km, 1000m de dénivelé, et 28 degrés…

Incroyables paysages, je fonds!!!

Je suis un peu naze pour écrire beaucoup, mais ces quelques images parlent d’elles mêmes…

 

 

Eilat et la Mer Rouge…

hello l’europe!!!

Bien arrivée à Eilat hier soir, juste à temps pour un coucher de soleil dos au paysage bluffant des montagnes jordaniennes, d’un rouge ocre comme je n’en ai jamais vu…vif contraste avec la Mer Rouge dans laquelle elles viennent se jeter…

Il a fait 28 degrés aujourd’hui, l’eau est transparente, j’ai passé la journée à barboter entre les coraux et les gros poissons multicolores…magique magique 🙂

Ce week end, on fête Pourim en Israël, et à l’auberge de jeunesse, on a fait des « Ozne Hamane » littérallement « Oreilles de Hamane » ministre de l’empire Perse  sous  Assuérus, dont l’histoire est relatée dans le livre d’Esther, dernier livre de la Bible Hébraïque.


Demain, départ dans la matinée pour Migdalor beach, la plage la plus au sud, accollée à la frontière égyptienne, pour rejoindre le groupe que je vais suivre la semaine à venir.
On va célébrer Pourim et Shabbat sur la plage, et samedi je crois que ce sera un petit débriefing.

Samedi soir, dodo à la belle étoile sur la plage, et se coucher pas trop tard pour bien être en forme pour le grand départ dimanche à l’aube…

Mes pieds ont commencé à fourmiller dès lors que j’ai vu les premiers randonneurs partir avec leurs gros sacs sur le dos, lentement disparaître dans les Montagnes d’Eilat…

Je ne sais pas si j’aurai beaucoup de réseau durant cette partie dans le désert, mais pour sûr quand j’atteindrai un kibbutz, je ne manquerai pas de vous donner des nouvelles, et plein de belles images…

En attendant, plein de tendres pensées vers vous tous, et pas d’inquiétudes, je vous donne des nouvelles très très vite 🙂

Taille de la vigne…

Shalom shalom 🙂

Un petit post rapide pendant mon temps de voyage jusqu’à Eilat…à peu près trois heures de route, avec Zohar et David, un couple de volontaires super sympas qui repartent de la ferme pour rentrer chez eux dans le sud.

Les dix jours de taille de vigne à la ferme ont été passionnants, j’ai appris plein de choses sur la culture du raisin bio dans le désert…

J’ai des photos des vignes mais je n’arrive pas à les mettre dans le post, apparemment elles seraient trop volumineuses…du coup la seule que j’ai réussi à mettre c’est celle de la sauterelle géante (longueur de ma main!!).

On a aussi vu un bébé caméléon qui se confondait avec les fleurs au pied de la vigne…trop beau!

Vaiment génial de passer ses journées dehors, debout avec le lever de soleil, et les pieds dans le sable toute la journée…

J’écrirai un post plus long ces prochains jours, pour expliquer la fête de Pourim qui a lieu ce week end en Israël, et vous tenir à jour de mon départ pour le Shvil Israel dimanche matin 🙂

Je vois embrasse très fort, et vous dit à très vite 🙂

Vipassana, rando, et Haifa…

  • Coucou à tous 🙂

Cela fait longtemps que je n’ai pas écrit, les dernières deux semaines ont été bien remplies, entre méditation, volontariat, randonnée, et maintenant retour à la ville à Haifa pour un couple de jours…;)

Les dix jours de méditation au centre Vipassana se sont très bien passés, quoique très difficiles dans les premiers temps, et emploi du temps assez chargé.

Une dizaine d’heures d’assise silencieuse par jour, et on commence à se rendre compte qu’il existe réellement tout un monde à l’intérieur de nous, riche, diversifié, et presque magique quand on réfléchit à tout ce qui s’orchestre dans notre corps, seconde après seconde, à notre insu le plus total…

Une très belle façon de combiner mon intéret pour les neuro-sciences avec un apprentissage par l’expérience directe, c’est ce que j’ai découvert dans cette technique de méditation très simple, et pourtant si difficile à mettre en oeuvre: l’observation de la respiration.

Je pourrais faire un essai d’une dizaine de page sur ce que j’ai appris durant ces dix jours, notamment sur le côté scientifique de la pratique, ses effets physiologiques sur le cerveau et comment la méditation change de façon visible, même au niveau neuronal, nos patterns de pensée et habitudes ancrées…mais là n’est pas la place!
Ceux qui sont intéressés pourront aller jeter un oeil sur le site, il y a des centres partout dans le monde, les cours sont en donativo, chacun met ce qu’il peut à la fin, repas et hébergement sont compris.

https://www.dhamma.org/fr

Suite à ce cours, j’ai proposé de rester aider à remettre le centre en place pour le prochain débutant la semaine suivante.

Donc je suis restée au sein du centre deux jours de plus, et avec une autre volontaire, on a nettoyé les chambres et la salle de méditation, avec toujours 3h de pratique par jour.

Après ces très beaux moments et de magnifiques rencontres avec certaines des filles du centre je suis remontée à pied vers Tibériade, avec plein de numéros de téléphones des filles qui ont trouvé super le projet de partir marcher sur le Shvil Israel.

Le chemin d’Israël, d’à peu près 1000km, part d’Eilat, ville la plus au sud du pays, bordant la Mer Rouge, entre l’Égypte et la Jordanie, et va lécher les pieds des montagnes du nord, non loin du Mont Hermon, point le plus haut dans le pays, à 2200m.
Le véritable sommet se trouve à 2800m, mais est en Syrie, donc vient un moment où l’on est arrêté par l’armée, et forcé de faire demi tour.

Du coup, j’ai une quinzaine d’endroits où m’arrêter en cours de route pour une douche, une nuitée, un repas ou un café turki 🙂
Les gens sont vraiment hyper chaleureux et sincères, je m’en rends compte tous les jours.

De retour à la ville de Haifa depuis hier, dans une famille Israëlienne que j’avais rencontrée l’an dernier sur Morzine, on a passé une journée chez les parents sur les hauteurs du Misgav, non loin de la baie de Haifa.

On est aussi allés se promener sous les falaises du Mont Arbel et monter au sommet (181m mais la rando commence à -200m sous le niveau de la mer).

Un joli tour près de la plage, avec une eau à faire pâlir les Maldives, quoi qu’un poil frais à mon goût pour y mettre les pieds 😉


Si mes pieds arrivent à me supporter jusqu’ici sur le Shvil, la température aura bien changé, et je n’aurai plus aucune excuse pour ne pas aller faire un plouf après une longue journée de marche…!

J’ai pris contact avec une compagnie qui s’occupe de cacher les jerricanes d’eau dans le désert pour les randonneurs, car il y a des portions de chemin où il n’y a pas d’eau pendant deux ou trois jours, et il faut bien se renseigner avant de partir.
C’est un service qui est payant, pas vraiment donné, mais comme j’ai envie de partir l’esprit tranquille et pas juste de me casser le dos avec un sac de 25kgs, je préfère opter pour ça. Et j’ai la garantie que s’il y a quoi que ce soit comme problème, ils viennent le régler.

J’ai aussi rencontré une fille au Vipassana, qui faisait partie d’une organisation qui s’appelle « Walk about Love » et qui organise deux fois par an le voyage. Du sud au nord au printemps, et du nord au sud à l’automne, cela permet à ceux qui veulent marcher avec d’autres personnes de se retrouver en petit groupe.
Je me dis que peut être pour les premiers quelques jours je me joindrai à eux, le temps de prendre mes marques sur le chemin.
Ils partent d’Eilat le 10 mars.

Entre temps, je pense que je vais retourner à la ferme dans le désert, ils ont besoin d’aide pour la taille des vignes, et cela me permettra de me mettre en place comme il faut pour le matériel, déposer tout ce dont je n’ai pas besoin pour ce pélerinage, cette suite de Compostelle.

Naama, une autre copine qui vit au Kibbutz Elifat près d’Eilat, m’a dit que je pouvais venir passer un ou deux jours chez elle avant de commencer, et qu’elle pourrait me déposer au début du Shvil, super sympa 🙂

Je vous tiens bien évidemment au courant de l’avancée de ce projet, et vous dit à très très vite.

Plein de gros bisous de la méditerranée….